Le glyphosate, la brute et la crapule

Le glyphosate a amené du bon dans l’agriculture, la brute a matraqué tout le monde en criant CANCER et la crapule empoche une montagne de fric.


12019 / Pixabay

La chasse d’ambulance est un terme qu’on donne à certains avocats qui recherchent des clients dans les urgences des hôpitaux. Le surnom vient du fait qu’ils suivent les ambulances pour trouver des clients. Le chasseur d’ambulance promet une montagne de fric, après sa commission bien sûr, et généralement, le traumatisé dans les urgences, opine de la tête à tout.

Le bon

Le glyphosate a révolutionné la manière dont nous faisons l’agriculture. Il a réduit, et même supprimé, le labour mécanique. En évitant de chambouler le sol avec des pratiques ancestralement obsolètes, on a augmenté la préservation du sol. Par un scientifique, le glyphosate a été surnommé comme quelque chose qu’on découvre une fois par siècle tellement il est inoffensif et efficace.

Le glyphosate est un herbicide et donc, il faut l’utiliser aux doses recommandées. Et désolé de décevoir les brutes, mais un agriculteur ou même un jardinier ne va pas juste déverser du glyphosate comme du champagne dans un mariage. C’est surveillé, certifié et il faut faire attention.

Et le glyphosate a été étudié, étudié et encore étudié. On l’a testé sous tellement toutes les coutures qu’on ne sait plus quoi tester. Mais on dirait qu’on peut toujours tester davantage. Et bien non, les tests sur les animaux ont été complétés et la toxicologie du glyphosate sur les humains a été également terminée. On a testé le glyphosate autant qu’on a pu et on n’a absolument rien trouvé. Évidemment, si votre gagne-pain et votre idéologie se basent sur la peur du cancer, alors il faut l’inventer.

La brute

Je hais les écologistes, je les hais tellement que je pourrais soutenir des lois qui les criminaliseraient. La brute matraque les médias, le public et tout ce qui trouve. Elle hurle au cancer comme des loups, affamés par leur parasitisme et leur déni absolu de la science. La tendance écologiste n’est pas née avec la protection de l’environnement.

Elle date de la révolution scientifique avec Copernic, Galilée et Bacon qui ont considéré que le monde pouvait être expliqué par des causes purement internes. Pas besoin de causes externes. Cela peut nous donner un monde mécanique où tout peut être contrôlé. Et les révolutions agricole et industrielle en sont les principaux avatars. Les romantiques ont nié cette réalité mécanique. Ils ont combattu l’exclusion de l’irrationnel dans un monde de plus en plus compris par les moyens du monde et non des influences cosmiques, astrales, angéliques ou démoniaques.

La tendance du bio et de l’appel à la nature ne vient pas d’une inquiétude environnementale. Elle vient du fait qu’on ne considère plus la nature comme une divinité ou une mère nourricière. Je suis certain que les écologistes brutes n’ont aucun problème avec le glyphosate. C’est juste un symbole pour eux. Ils sont contre la science et donc, c’est normal qu’ils soient contre les OGM, le nucléaire, les insecticides, les herbicides.

La brute doit avoir un allié corrompu en science. Quelqu’un qui peut se faire passer pour une autorité scientifique, mais qui dit de la merde à longueur de journée. Et le lauréat est le CIRC. Jusque dans les années 2000, le CIRC était un organe respecté. Il a bien identifié les risques cancérigènes de la cigarette ou de l’alcool. A cette époque, la Californie s’est totalement basée sur les décisions du CIRC pour faire sa politique. Et c’était normal.

Mais on a réduit considérablement les risques cancérigènes. En fait, le nombre de cancers continue de baisser de manière drastique. Le tabagisme baisse, l’alcoolisme baisse, tout baisse. Donc, le CIRC a commencé à inventer des substances cancérigènes plutôt que de les identifier par une méthode scientifique. Le café, Disneyland, les cartons, l’Aloès Vera et notre bon glyphosate sont tous cancérigènes. Et voyez l’ironie de la chose et la bonté du glyphosate. Malgré tous leurs efforts pour le diaboliser, ils n’ont pu l’accuser que de “cancérigène probable”.

Nos brutes de chez Greepeace et d’autres ONG dont l’intellect est proche du blaireau plutôt que de l’Homo sapiens ont glorifié le CIRC. Enfin, une autorité, avec le déguisement de la science, allait pouvoir confirmer tous leurs délires gaiaiques, mortifères et complètement obsolètes. Au fil des années, le CIRC a été critiqué par toutes les agences. Et récemment, l’OMS a décidé de surveiller davantage le CIRC.

Évidemment, le CIRC n’est pas l’OMS. C’est juste une agence plus ou moins affiliée à l’OMS. L’OMS a peur que les États-Unis suppriment le financement du CIRC. Si le CIRC disparait, alors nos brutes écologistes n’auront plus leur matraque. Mais pour le moment, ce ne sont que des déclarations d’intention de l’OMS. Car pour moi, la meilleure chose pour la science est de fermer définitivement le CIRC. Car il y a suffisamment d’agences pour nous donner les preuves scientifiques.

La crapule

Nous avons le bon qui est notre bouc-émissaire. Nous avons la brute, empêtrée par des pensées fascistes et délirantes, mais il nous faut une crapule pour financer tout ce merdier. Ce seront les firmes juridiques, des avocats véreux, de véritables crapules de la loi. Ils vont chercher des agriculteurs avec la moindre maladie. Des épidémiologistes qui trouvent le cancer même quand ils se regardent dans le miroir. Avec un dossier bien corrompu, saupoudré par de l’émotion à souhait et une critique des méchantes multinationales qui empoisonnent nos enfants, le jury va donner les millions.

200 millions ou 2 milliards, qu’importe. Le parasite ne connait pas la limite. Il faut que ceux qui travaillent crachent le maximum quitte à faire faillite. Ce n’est pas grave, le parasite écologique et juridique est devenu un vampire à fric. Et chaque décision de justice appelle des dizaines d’autres. Cette montagne de fric va financer les brutes qui vont encore davantage diaboliser les bons. Cela va également continuer à financer des organes corrompus comme le CIRC. Et le cercle est bouclé. L’ère des parasites et des inquisiteurs est parmi nous. Elle va détruire chaque aspect de la science. Et ne vous y trompez pas. Ils ne vont pas se contenter du glyphosate.

Un parasite ne s’arrête jamais tant qu’on ne lui a pas balancé un bon insecticide dans la tronche comme il se doit.

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Houssen Moshinaly

Rédacteur web depuis 2009 et blogueur dans la vulgarisation scientifique.

Depuis plusieurs années, la science est attaquée de tous les cotés. Les vaccins, les pesticides, les OGM, mais également sur le plan de la politique. Marre d'entendre des âneries sur les médias de masse, j'ai décidé de lancer ce blog pour critiquer tous ces attaques incessantes sur la science. Je parle de l'agriculture comme des lois liberticides ou des pseudosciences.

Je ne prétend pas être un expert dans les domaines et considérez plutôt mes articles comme une opinion éclairée, mais personnelle sur des sujets qui sont souvent assombris par les marchands de peur et la pseudoscience. Mon ton peut être cassant et tranchant, car cette plume canalise une colère souvent justifiée.

Pour me contacter personnellement :

1 réponse

  1. sidoroff dit :

    La question n’est pas tant le pouvoir cancérogène du glyphosate que la toxicité avérée des néonicotinoïdes, dont le glyphosate, pour les insectes pollinisateurs.

    Je suis très déçu et irrité par le ton méprisant et injurieux de ce texte. La bonne question à se poser concernant le sérieux des instances de contrôle internationales comme celui des experts est : qui les paye ? ont-ils des conflits d’intérêt ?

    Vous pourriez lire avec profit “le monde selon Monasanto” de Marie-Monique Robin

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