Quand le CNRS prend les oiseaux pour les dindons de la farce

Le Journal du CNRS, qui est censé proposer des articles scientifiques de qualité, vient de nous gratifier d’une véritable propagande contre les agriculteurs en estimant que l’agriculture et les pesticides sont responsables du déclin des oiseaux.


Le Journal du CNRS, qui est censé proposer des articles scientifiques de qualité, vient de nous gratifier d'une véritable propagande contre les agriculteurs en estimant que l'agriculture et les pesticides sont responsables du déclin des oiseaux.
susannp4 / Pixabay

Le 20 mars 2018, le Journal du CNRS publie un article intitulé Où sont passés les oiseaux des champs ? par Laurianne Geffroy. Je ne vais pas débunker tous les arguments merdiques de l’article dont le principal objectif est qu’il faut abandonner l’agriculture productiviste (donc l’alternative est une agri contre-productiviste) et les pesticides, car ils déciment les oiseaux en Europe.

Je vais m’attarder sur les 2 références scientifiques fournis dans l’article. Le premier a été publié dans PLOS ONE qui montre une baisse de 75 % de la biomasse des insectes sur une période de 27 ans. Déjà, c’est un premier problème, car l’étude ne montre pas l’impact négatif de l’agriculture sur les oiseaux. Mais on peut accepter l’argument que si la biomasse des insectes baissent, alors les oiseaux n’ont plus suffisamment de nourriture.

Mais chère Laurianne Geffroy, dans l’abstract, on peut lire la phrase suivante :

 We show that this decline is apparent regardless of habitat type, while changes in weather, land use, and habitat characteristics cannot explain this overall decline

(Nous montrons que ce déclin est apparent quel que soit le type d’habitat, alors que les changements dans les conditions météorologiques, l’utilisation des terres et les caractéristiques de l’habitat ne peuvent pas expliquer cette baisse globale)

Cela signifie que la baisse est globale indépendamment du type d’habitat. Que ce soit un environnement agricole, un complexe hotelier ou votre putain d’appartement, Laurianne, la putain de baisse est la même ! Donc, réfléchissons, quel est le putain de phénomène qui a impact aussi global  à part le changement climatique ?

En sachant que les experts estiment que le titre de l’étude est trompeur. 76 % est une moyenne, mais il y a des insectes qui disparaissent plus que d’autres.

Ensuite, la seconde étude citée par l’article du journal CNRS concerne la baisse des oiseaux les plus abondants et une hausse des oiseaux moins abondants publiée dans la revue Ecology Letters. Et encore une fois, l’étude n’a rien à voir avec l’impact de l’agriculture sur les oiseaux. Cette étude montre que les oiseaux les plus abondants sont sur le déclin et que les espèces plus rares sont à la hausse et ils conseillent donc que les mesures de protection sur les espèces rares soient également appliqués aux espèces communes.

Donc, le CNRS ose parler de la disparition des oiseaux en pointant un doigt pseudoscientifique sur l’agriculture sans aucune référence pour étayer ses dires. Et le DDT ? C’est tout ce que vous avez comment argument ? Le DDT comme un dangereux poison pour l’environnement est un mythe qu’on sait depuis très longtemps.

Et enfin, Rachel Carson ? Sérieux, Rachel Carson !!! Une femme, qui malgré quelques mérites, a littéralement détruit la lutte contre la malaria en bannissant le DDT et en créant une atmosphère anxiogène autour des pesticides ? Mais je vais faire le travail pour vous, Laurianne, en cherchant des études qui montrent l’impact de l’agriculture sur les oiseaux. Et il y a en a, mais cela concerne des pratiques agricoles datant des années 1990-2000 ou l’intensification était le maitre mot. Et on montre aussi que s’il y a une baisse des oiseaux, alors on peut rapidement inverser le déclin avec de meilleures pratiques agricoles. Et encore ma requête pour trouver les études scientifiques étaient biaisés, car si on cherche les principales causes du déclin des oiseaux, alors on trouve :

  • La prédation par les chats (centaines de millions de morts d’oiseaux)
  • Les collisions avec les immeubles et les automobiles (dizaines de millions)
  • Les collisions avec les lignes à haute tension (millions)
  • Les collisions avec les tours de communication (centaine de milliers)
  • Les collisions avec les éoliennes (milliers)

On va me dire que c’est la cause directe par les humains, mais qu’en est-il des causes indirectes. Et c’est bien, on a le changement climatique et les espèces envahissantes.

Chère Laurianne, vous voyez le mot agriculture dans cette liste ? Le profil de Laurianne Geffroy nous dit qu’elle est journaliste scientifique et c’est une véritable blague que d’oser prétendre à un tel titre et d’écrire un torchon pareil. Vous êtes payé par le CNRS pour écrire de telles insanités pour alimenter la propagande des biobobos. Moi je vous donne des informations fiables gratos. De rien !

 

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Houssen Moshinaly

Rédacteur web depuis 2009 et blogueur dans la vulgarisation scientifique.

Depuis plusieurs années, la science est attaquée de tous les cotés. Les vaccins, les pesticides, les OGM, mais également sur le plan de la politique. Marre d'entendre des âneries sur les médias de masse, j'ai décidé de lancer ce blog pour critiquer tous ces attaques incessantes sur la science. Je parle de l'agriculture comme des lois liberticides ou des pseudosciences.

Je ne prétend pas être un expert dans les domaines et considérez plutôt mes articles comme une opinion éclairée, mais personnelle sur des sujets qui sont souvent assombris par les marchands de peur et la pseudoscience. Mon ton peut être cassant et tranchant, car cette plume canalise une colère souvent justifiée.

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