Le jour où j’ai failli devenir climato-sceptique

On sert le changement climatique à tellement de sauces qu’on se demande si on ne nous prend pas pour des cons.


On sert le changement climatique à tellement de sauces qu'on se demande si on ne nous prend pas pour des cons.
tommileew / Pixabay

Il n’y a pas un jour où vous n’avez pas une étude sur le changement climatique. Comme une pile de vieux journaux, les catastrophes s’empilent les unes après les autres. Et je me suis rendu compte que le changement climatique était devenu une sorte de terme valise pour raconter tout et n’importe quoi. J’ai même vu passer une étude qui disait que le changement climatique provoquait l’échec scolaire. Pas les inégalités, pas le système éducatif pourrissant, non, c’était le changement climatique. Une bonne aubaine pour ceux qui veulent une excuse pour ne pas passer leur examen : Désolé, mais le changement climatique m’empêche de réussir.

Un discours monopolisé par les catastrophistes

Il y avait 2 moyens de parler du changement climatique. Soit, on le faisait de manière modérée et progressive en incitant les gens à changer et à comprendre l’ampleur de la catastrophe. Soit, on laissait le monopole du discours à des catastrophistes et des névrosés. Et tout le monde connait ma haine de l’écologie militante et cette dernière s’est emparé du changement climatique comme d’une sorte de marronnier éternel et bien juteux, qui permet d’avoir autant de subventions qu’on veut.

Mais il y a un problème quand vous laissez le monopole du discours à des personnes, dont l’état mental est davantage proche des tendances suicidaires et dépressif plutôt que de l’optimisme, absolument nécessaire pour s’adapter au changement climatique. Parce que la faute de leur discours est dans le choix des mots. On ne combat pas le changement climatique. C’est un phénomène global et naturel, mais qui est provoqué par l’activité humaine. Je retrouve le même discours envers les personnes âgées. On doit combattre la vieillesse comme si cette dernière était une maladie. Le changement climatique est une réalité et plutôt que de proposer des moyens pour s’y adapter (car on peut le faire sans problème), on invente des solutions imaginaires pour un problème qui est irréversible par nature.

Tout est provoqué par le changement climatique

Une autre erreur majeure est de confondre le climat et la météorologie. Dès qu’un cyclone frappe quelque part, on hurle aux effets du changement climatique. Surtout aux USA où c’est devenu la tactique préférée pour taper sur Trump. En sachant que la COP21 est totalement inutile pour faire quoi que ce soit. La même chose en été où les médias vont titrer : L’été le plus chaud ou l’hiver le plus froid. Quand l’Espagne a eu une vague de chaleur en 2018, avec 4 degrés de plus par rapport à l’année dernière, tout le monde a crié à l’effet du changement climatique.

Mais c’est totalement faux, quelle que soit votre température, le changement climatique actuel est de 0,9 degrés Celsius (0,8 degrés officiellement). Cela signifie que si en Espagne, vous avez 4 degrés de plus par rapport à l’année dernière, les conditions locales ont contribué à 3,1 degrés Celsius et le reste vient du changement climatique. Ces conditions locales peuvent être une faible humidité, une sécheresse accrue ou une faible précipitation. Maintenant, est-ce que ces conditions locales sont influencés par le changement climatique, c’est trop chaotique pour le dire. Il y a sans doute un petit effet, mais tout mettre sur le dos du changement climatique est une stupidité.

Décalage entre le discours anxiogène et les données réelles

Pourquoi des gens deviennent des climato-sceptiques ? En France, on estime que les climato-sceptiques se situent à 10 ou 15 % de la population, mais le climato-scepticisme reste important chez les agriculteurs (près de 60 %). Pourquoi ne pas croire en un phénomène dont la certitude ne fait aucun doute. Je pense que l’une des explications est entre le décalage entre le discours militant et la réalité du changement climatique. La communauté scientifique, notamment le GIEC s’accorde à dire que les effets négatifs tangibles du changement climatique vont se produire à partir de 2100. On va dire qu’on va commencer à souffrir à partir de 2050 et 2100, car on va osciller à une augmentation de 0,8 à 2,6 degrés Celsius.

Le problème est que l’écologie militante va vous dire qu’on va tous crever dans quelques années…parce que ses subventions ne couvrent que ces quelques années. Donc, si quelqu’un de rigoureux commence à fouiller dans les données, alors il va trouver un décalage énorme entre le discours catastrophiste ambiant et les données réelles sur le changement climatique. Le climato-scepticisme des agriculteurs s’explique aussi par l’écologie militante.

Les escrolocs mentent sur les pesticides, sur les OGM et sur l’agriculture. Les agriculteurs sont diabolisés de toute part. Alors quand les escrolocs débarquent avec le changement climatique, alors les agriculteurs peuvent dire : C’est la même connerie que celle sur les pesticides et les OGMs. Etant donné qu’on a donné le monopole du discours à des menteurs, des escrocs et des manipulateurs par nature, alors il est normal que personne ne les croit, surtout les agriculteurs qui seront d’une aide importante pour garantir l’alimentation dans des conditions extrêmes.

On refuse les meilleures solutions

Nous avons aujourd’hui des solutions pour nous adapter au changement climatique. L’énergie nucléaire et les OGMs. Ah ben oui, faut savoir ce qu’on veut. L’énergie nucléaire est l’une des plus propres, les plus abondantes et les plus stables qui existent. C’est une énergie qui ne dépend pas s’il y a du soleil ou du vent ou que le débit de l’eau est suffisant. C’est à dire que même dans des conditions extrêmes du climat, l’énergie nucléaire peut nous mettre à l’abri tout en préservant le confort de nos vies modernes.

Et les OGMs offrent le même confort sur l’alimentation. Les semences actuelles ne vont pas bien se comporter dans des températures élevées. Par exemple, le riz, principale alimentation pour 2 milliards de personnes, deviendra moins nutritif. Et il faudra donc modifier les semences pour qu’elles soient plus nourrissantes ou pour s’adapter à la sécheresse ou aux inondations. La modification génétique nous permet d’aller plus vite que les effets négatifs du changement climatique. Avec les nouvelles techniques comme CRISPR, on peut créer une semence en quelques années alors qu’il fallait une décennie auparavant.

Mais l’écologie militante ne veut pas entendre parler ni du nucléaire, diabolisé à l’extrême, ni des OGMs dénigrés de toutes parts. En vérité, les écologistes ne veulent pas s’adapter au changement climatique. Si j’étais cynique, je penserais que les écologistes militants veulent qu’on aille joyeusement dans un suicide mondial, en utilisant des technologies non performantes et en utilisant systématiquement l’appel à la nature. De plus, chaque pays devra affronter différemment le changement climatique.

L’agriculteur français devra le gérer différemment que l’agriculteur africain. Mais le discours écologiste du changement climatique est sclérosant par nature. Il va vous balancer des dizaines de catastrophes qui vont vous tomber sur la gueule en même temps et vous serez totalement tétanisé et votre conclusion  : De toutes façons, on est foutu.  Ce type de discours est à l’inverse de la mentalité d’Homo Sapiens. Ce dernier ne s’est pas découragé alors qu’il s’est pris de nombreuses catastrophes dans la gueule, dans sa route pour dominer la planète. On doit rester optimiste même dans les scénarios les plus pessimistes et on ne doit rejeter aucune solution, sous prétexte qu’elle est contre des croyances qui recherchent désespérément un paradis perdu qu’on ne trouvera jamais puisqu’il n’a jamais existé.

 

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Houssen Moshinaly

Rédacteur web depuis 2009 et blogueur dans la vulgarisation scientifique.

Depuis plusieurs années, la science est attaquée de tous les cotés. Les vaccins, les pesticides, les OGM, mais également sur le plan de la politique. Marre d'entendre des âneries sur les médias de masse, j'ai décidé de lancer ce blog pour critiquer tous ces attaques incessantes sur la science. Je parle de l'agriculture comme des lois liberticides ou des pseudosciences.

Je ne prétend pas être un expert dans les domaines et considérez plutôt mes articles comme une opinion éclairée, mais personnelle sur des sujets qui sont souvent assombris par les marchands de peur et la pseudoscience. Mon ton peut être cassant et tranchant, car cette plume canalise une colère souvent justifiée.

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