Des dizaines de successeurs se sont déjà formés après la défaite de Daesh

En décembre 2017, l’Irak a annoncé officiellement que Daesh a été vaincu. Mais l’effondrement du puissant groupe islamiste a donné naissance à de nombreux petits groupes, comme les Drapeaux Blancs,  qui sont réputé pour leurs attaques sophistiquées et très mobiles. La bataille ne va jamais s’arrêter.


En décembre 2017, l'Irak a annoncé officiellement que Daesh a été vaincu. Mais l'effondrement du puissant groupe islamiste a donné naissance à de nombreux petits groupes, comme les Drapeaux Blancs,  qui sont réputé pour leurs attaques sophistiquées et très mobiles. La bataille ne va jamais s'arrêter.
Crédit : BuzzFeed

En décembre 2017, le gouvernement irakien a annoncé triomphalement que Daesh a été vaincu. Et sur le papier, c’est vrai puisque la majorité des territoires appartenant à Daesh en Irak et en Syrie ont été reconquis soit par les forces russes, syriennes ou irakiennes. Donald Trump a également claironné que Daesh a été envoyé en enfer depuis qu’il a pris ses fonctions.

Mais selon Borzou Daragahi , correspondant de BuzzFeed pour le Moyen-Orient, l’effondrement a donné naissance à de petits groupes successeurs Daesh qui sont connus pour leurs attaques mobiles et sophistiquées. Ainsi, un de ces groupes, se faisant appeler comme les Drapeaux Blancs, formé par 2 commandants de Daesh, Khaled al-Moradi, un irako-turc et  Hiwa Chor, un ancien commandant d’Ansar al-Islam, a émergé comme l’une des principales menaces avec des attaques réussies à Bagdad et Kirkouk. Ansar al-Islam était un groupe de djihadiste kurdes qui est apparu en 2003.

Ces petits groupes, héritiers de Daesh, s’attaquent principalement aux forces irakiennes et aux milices chiites. Une grande partie des membres des Drapeaux Blancs sont d’anciens hauts responsables de Daesh avec une bonne expérience dans le recrutement et les techniques de guérilla. Ils se sont spécialisé dans le recrutement des musulmans sunnites, qui sont minoritaires en Irak, pour qu’ils se retournent contre leur gouvernement.

Dans une analyse séparée, des experts britanniques estiment que la guerre contre Daesh est loin d’être finie et que ces petits groupes, même s’ils sont pour le moment concentré sur des attaques locales, pourraient bientôt regarder vers l’Occident. L’une des forces de ces groupes, successeurs de Daesh, est leur dextérité technologique et il y avait déjà eu des avertissements sur le fait que de nombreux combattants de Daesh pouvait utiliser des armes chimiques puisqu’elles ont été utilisé prétendument en Syrie. Mais ces analyses sont pondérés par des critiques qui estiment que ces nouveaux groupes sont le fruit des alliances désastreuses avec les forces de coalition. On sait que la France a armé de nombreux forces rebelles contre Assad en n’ayant aucun contrôle sur la destination des armes.

Ainsi, on peut conclure que ces nouveaux groupes fondamentalistes ont été aidé par la politique étrangère schizophrène de l’Occident en armant tout et n’importe qui. La même politique étrangère avait permis l’apparition de Daesh. On prend de nouveaux et on recommence ? On  se demande s’il n’y a pas des intérêts dans les coulisses qui veulent absolument que l’Irak et la Syrie restent déstabilisés. Il y a quelques mois, on apprenait que l’Iran  pourrait être la principale bénéficiaire du vide laissé par Daesh pour prendre contrôle de grandes quantités de territoires. Il est certain que les puissances occidentales et euro-atlantistes veulent éviter que l’Iran puisse exercer son influence dans la région.

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Houssen Moshinaly

Rédacteur web depuis 2009 et blogueur dans la vulgarisation scientifique.

Depuis plusieurs années, la science est attaquée de tous les cotés. Les vaccins, les pesticides, les OGM, mais également sur le plan de la politique. Marre d'entendre des âneries sur les médias de masse, j'ai décidé de lancer ce blog pour critiquer tous ces attaques incessantes sur la science. Je parle de l'agriculture comme des lois liberticides ou des pseudosciences.

Je ne prétend pas être un expert dans les domaines et considérez plutôt mes articles comme une opinion éclairée, mais personnelle sur des sujets qui sont souvent assombris par les marchands de peur et la pseudoscience. Mon ton peut être cassant et tranchant, car cette plume canalise une colère souvent justifiée.

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